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LE GAILLET MOLLUGINE (galium mollugo)

Aujourd’hui, c’est le gaillet mollugine (encore appelé gaillet mou) que nous allons rencontrer.

Trop tard pour le lierre terrestre évoqué dans la 2ème chronique ; sa floraison bleu-violet est presque terminée, il commence à « courir » au pied des haies et devient moins tendre à croquer.

Les gaillets sont des plantes qui ont la particularité d’avoir les feuilles disposées en collerette autour de la tige par étages successifs. (attention, ce n’est pas parce que les feuilles sont disposées en verticilles = collerettes, que la plante est un gaillet!).
Celui que vous connaissez le mieux est le fameux gaillet gratteron si accrocheur et si  présent… regardez le bien, il va bientôt fleurir, de magnifiques, minuscules fleurs blanches avant d’accrocher ses petites graines rondes sur vos chaussettes ou les poils du chien.
Chez le mollugine, tout est lisse aussi bien la tige, nettement carrée (avec ou sans poils) que les graines ; c’est une plante très ramifiée, au port mou qui trouve appui sur les graminées du bord de la prairie. Ses feuilles se prolongent par une petite pointe appelée mucron. Il fleurira en juin sous forme de longues panicules (= « grappe ramifiée ») lâches, garnies de nombreuses toutes petites fleurs blanc-crème à 4 pétales qui dégagent une odeur douce.
Après avoir fructifié et dispersé ses graines, sa tige, sèche et la plante redémarrera au printemps suivant de la souche restée en terre ou d’une nouvelle graine. Les jeunes poussent tendres sont délicieuses en salade; en ce début mai, vous pourrez l’associer avec jeunes pousses de lampsane, d’ortie royale (galéopsis tétrahit), de plantain, de renouée du Japon, de chénopode ….
Vous trouverez aussi le gaillet croisette qui pousse en grosses touffes sur les talus. Il se distingue par ses collerettes composées de 4 feuilles (en croix!), sa floraison jaune-citron, en petits bouquets à l’aisselle des feuilles et l’odeur miellée qui se dégage au soleil d’avril-mai.

Puis, en juin, sur terrain calcaire, ce sera l’heure de la floraison du gaillet vrai, couramment appelé « caille-lait »: plante de petite taille (environ 50cm), feuilles filiformes, lisses, brillantes et fleurs jaune-doré en panicules étroites très odorantes.
Toutes les jeunes pousses de ces gaillets sont comestibles mais le plaisir gustatif entre le croquant du mollugine, l’arôme du croisette ou le grattant du gratteron n’est pas le même !

Ils ont également tous les 4 des propriétés médicinales calmantes ; le plus prisé étant le gaillet vrai. Et bien sûr, l’usage « présure » qui vaut son nom d’usage au gaillet vrai.

Comme à chaque cueillette  assurez vous de la détermination de la plante, de la « propreté » du lieu et de la préservation de la station.
Bonnes glanes !

Ste Gemmes-le-Robert le 1er mai 2020
Marie Cloteau-Girard ethnobotaniste  http://mariegirard.com/